Cyclisme professionnel : neuf priorités émergent de la consultation de l’UCI
À partir de 55 contributions venues de l’ensemble du cyclisme professionnel, l’UCI dresse les contours d’une possible réforme du cyclisme sur route masculin et féminin. Le rapport fait apparaître de larges convergences autour du calendrier, du modèle économique, de l’engagement des supporters, de la sécurité et de l’intégrité des résultats.
Un calendrier plus cohérent et un modèle économique à renforcer
Le calendrier et les formats de compétition, thèmes les plus cités, devraient gagner en cohérence grâce à des blocs géographiques, à moins de chevauchements et à une participation plus prévisible. Les contributeurs défendent également une pyramide ouverte fondée sur le mérite et une deuxième division renforcée. Sur le plan économique, ils proposent de regrouper certains droits commerciaux et médias, de créer une plateforme numérique et d’instaurer un mécanisme d’équité financière, tout en protégeant les droits historiques des organisateurs.
La sécurité placée au cœur des évolutions
Présentée comme non négociable, la sécurité passerait par des parcours mieux encadrés, moins de véhicules dans les convois, une formation obligatoire et un suivi GPS généralisé. Le rapport préconise aussi des retransmissions plus immersives, une meilleure valorisation des coureurs et la poursuite maîtrisée du développement du cyclisme féminin. Il appelle enfin à professionnaliser davantage l’arbitrage, à moderniser les outils antidopage et à renforcer les contrôles contre la fraude technologique. L’UCI doit désormais approfondir ces propositions avec les parties prenantes avant toute réforme.
Les neuf priorités pour l’avenir du cyclisme professionnel
- Construire un calendrier plus cohérent, organisé en blocs géographiques, avec moins de chevauchements, des déplacements réduits et, éventuellement, des épreuves plus courtes.
- Regrouper certains droits commerciaux et médias afin de créer de nouvelles recettes et de mieux répartir la valeur, tout en protégeant les droits historiques des organisateurs.
- Instaurer un mécanisme d’équité financière, comme un plafond budgétaire ou un dispositif équivalent, pour réduire les écarts entre les équipes.
- Renforcer la deuxième division et préserver une pyramide ouverte, dans laquelle l’accès au plus haut niveau demeure fondé sur les performances sportives.
- Faire de la sécurité une priorité non négociable, avec des parcours mieux contrôlés, moins de véhicules dans les convois, des formations obligatoires et le recours au GPS.
- Poursuivre de manière maîtrisée le développement du cyclisme féminin, grâce à une promotion spécifique, de nouvelles ressources et des mécanismes de solidarité.
- Moderniser les retransmissions et l’engagement des supporters, avec des caméras embarquées, des données en direct, une plateforme numérique et une meilleure mise en valeur des coureurs.
- Rendre la participation des équipes plus prévisible et réformer les transferts, notamment avec des délais plus précoces, des périodes encadrées et une réglementation renforcée des agents.
- Professionnaliser l’arbitrage et consolider l’intégrité des compétitions, grâce à des commissaires mieux formés, des règles plus simples, des outils de révision vidéo et des contrôles antidopage et technologiques renforcés.


