Dans un courrier adressé aux ministres Roland Lescure et David Amiel, huit têtes de réseau du sport français : le CNOSF, le CPSF, le COSMOS, la Fondation du Sport Français, Sporsora, l’Union des Entreprises Sport & Cycle, l’ANEJAPS et la SporTech, unies sous la bannière « Sport 2027 », demandent que le sport rejoigne la recherche, la défense et l’éducation parmi les secteurs éligibles au mécanisme de mécénat incitatif étudié pour le budget 2027. Leur conviction structure toute la démonstration : « le sport est un secteur stratégique pour la France ».
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Santé, éducation et rayonnement : les preuves d’un secteur stratégique
« Le sport délivre chaque jour ce que beaucoup de politiques publiques recherchent : santé, éducation, insertion, cohésion, égalité des chances, rayonnement de la France dans le monde », affirme le collectif. Chaque euro investi dans l’activité physique générerait au moins 13 euros d’économies directes ou indirectes, tandis que le coût social annuel de l’inactivité physique est évalué à 140 milliards d’euros. Le sport rassemble aussi 38 millions de Français, 17,4 millions de licences et 3,5 millions de bénévoles. Enfin, Paris 2024 a confirmé son rôle dans le rayonnement international du pays.
Le mécénat pour préserver et développer ce capital
Ce capital repose sur des équipements, des filières de formation et un tissu associatif dont les financements se contractent. Les collectivités territoriales assurent 52 % de l’effort public en faveur du sport, mais leurs contraintes budgétaires conduisent à différer des rénovations et à réduire certaines aides aux clubs. Le collectif demande donc que le sport figure explicitement dans le futur dispositif : « Le mécénat incitatif y ajouterait une capacité d’investissement que la contrainte budgétaire interdit aujourd’hui », en complément d’un financement public appelé à rester central.


