La flambée des prix du carburant fragilise les clubs sportifs amateurs
La hausse des prix à la pompe s’installe désormais au cœur des comptes du sport amateur. Du football au rugby et au handball, plusieurs médias décrivent des clubs contraints de réduire leurs activités, d’augmenter les licences ou, dans certains cas, de renoncer à des déplacements. Pour ces associations aux marges étroites, la facture menace aussi bien l’accès à la pratique que leur équilibre financier.
Des déplacements devenus difficiles à financer
Les alertes se multiplient à l’approche de chaque week-end de compétition. RMC Sport rapporte que le budget consacré aux déplacements par l’ES Segré Handball est passé de 12 000 à 20 000 euros en une saison, tandis que le Gardanne Rugby Club a dû déclarer six forfaits pour des équipes de jeunes. Europe 1 cite également l’AS La Sanne, dont les dépenses de gazole dépassent désormais 100 euros par week-end, contre moins de 80 euros auparavant. Au Bidart Union Club, la location d’un autocar coûte maintenant entre 1 200 et 1 500 euros, contre 800 à 900 euros précédemment.
Du covoiturage aux hausses de cotisations
Au printemps, L’Équipe constatait encore que de nombreux clubs parvenaient à absorber le surcoût grâce au covoiturage et à la mobilisation des familles, tout en s’inquiétant d’une possible aggravation. Dans l’Aude, La Dépêche a depuis relaté l’absence de dix équipes sur seize lors d’un rassemblement de jeunes, conduisant le district de football à distribuer une carte carburant de 15 euros aux 181 équipes U7 et U9. Les clubs cherchent désormais des partenaires, organisent des événements pour renflouer leurs caisses et optimisent leurs déplacements. Ces témoignages ne permettent pas encore de mesurer nationalement le phénomène, mais leur convergence révèle une pression croissante sur la pratique sportive amateur.
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