Savoir-nager : une proposition de loi – PPL – veut organiser le suivi des élèves de l’école primaire au lycée
Une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale veut renforcer le suivi des élèves qui n’ont pas obtenu l’attestation du « savoir-nager » en sécurité. Le texte prévoit la transmission d’informations nominatives entre les différents niveaux de scolarité et un accompagnement spécifique dès l’entrée en sixième. L’objectif affiché est d’assurer la continuité de l’apprentissage de la natation et de renforcer la prévention des noyades.
A consulter
Tableau de bord Savoir nager, équipements aquatiques et noyades les résultats par département
Identifier les élèves qui n’ont pas validé le « savoir-nager »
Les auteurs du texte s’appuient sur la progression des noyades recensées en France, avec 1 418 noyades dont 409 décès entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, et soulignent la vulnérabilité particulière des enfants. La proposition de loi prévoit qu’à la fin de l’école élémentaire, le directeur transmette au directeur académique un état nominatif des élèves ayant obtenu ou non l’attestation du « savoir-nager » en sécurité. Cette information serait communiquée au collège dans les deux mois suivant l’entrée en sixième afin d’identifier les élèves nécessitant la poursuite de leur apprentissage.
A consulter l’observatoire des piscines publiques
Un accompagnement dès la sixième, avec une compensation financière prévue
Les élèves entrant en sixième sans attestation bénéficieraient durant cette première année d’un dispositif coordonné par le chef d’établissement, associant collectivités territoriales, services déconcentrés de l’État et acteurs compétents de la natation. Le suivi se poursuivrait ensuite jusqu’au lycée ou au centre de formation d’apprentis. L’article 2 prévoit par ailleurs que les charges nouvelles pour l’État soient compensées par une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs et que celles supportées par les collectivités territoriales soient compensées par une majoration de la dotation globale de fonctionnement, elle-même compensée pour l’État par la même recette fiscale.


