Australie : mieux utiliser les équipements sportifs avant d’en construire de nouveaux
Le plan national australien « Places to Play » place la participation au centre des décisions concernant les infrastructures sportives. Ce plan n’a pas échappé à la vigilance de Patrick Roult ! Son ambition est de garantir à chacun un lieu où pratiquer, en optimisant prioritairement les équipements existants. Déployée sur dix ans, cette stratégie privilégie la coopération, l’accès partagé et les investissements fondés sur les besoins réels.
Une planification centrée sur les pratiquants
Les équipements sportifs de proximité sont considérés comme des infrastructures sociales essentielles à la santé et à la cohésion des communautés. Le plan constate cependant leur vieillissement, la hausse des coûts de construction et d’entretien, la fragmentation des décisions et un accès encore inégal aux installations. Il propose donc de remplacer la logique selon laquelle il suffirait de construire pour susciter la participation par une planification fondée sur les besoins des populations. La priorité consiste à améliorer l’utilisation, le partage, la programmation et l’accessibilité des équipements existants. De nouvelles constructions restent possibles, mais uniquement lorsque des données fiables établissent l’existence d’un besoin réel.
Une responsabilité partagée sur dix ans
Le plan repose sur un objectif commun — « chacun dispose d’un lieu pour pratiquer » — et sur un principe : optimiser l’existant et développer ce qui est nécessaire. Les collectivités locales conservent un rôle central en tant que principales propriétaires, planificatrices et gestionnaires des équipements sportifs communautaires. Les gouvernements, les organisations sportives, les établissements scolaires et les communautés sont appelés à mieux coordonner leurs données, leurs investissements et leurs usages. Déployée de 2026 à 2036, la stratégie prévoit d’abord de renforcer la coopération et les compétences, avant d’engager la réforme et la modernisation du système. Ses premières priorités concernent notamment l’ouverture des équipements scolaires en dehors des horaires de classe, la conception universelle, les usages partagés et l’élaboration de plans locaux.
Un plan déployé en trois phases sur dix ans
2026-2029 — Coopérer et mieux utiliser l’existant
La première phase vise à développer la collaboration, le partage des connaissances et les compétences, tout en favorisant un usage plus équitable des équipements grâce à une approche centrée sur la participation.
2030-2032 — Réformer et moderniser le système
La deuxième phase doit permettre d’inscrire les changements dans la durée, de réformer le fonctionnement du système et de moderniser la planification comme la gestion des infrastructures sportives.
2033-2036 — Consolider la dynamique
La dernière phase consiste à capitaliser sur les avancées obtenues et à renforcer les capacités stratégiques des acteurs. La ligne directrice reste la même : optimiser les équipements existants et développer uniquement ceux qui répondent à un besoin réel.


