#Présidentielle2027 – Gouvernance du sport : une analyse comparative mondiale des modèles étatiques et économiques
Une analyse comparative avec une double lecture de la gouvernance sportive dans plus de 30 pays à travers une matrice scorée et une analyse du poids des pouvoirs publics. L’étude met en évidence quatre grands modèles institutionnels et plusieurs niveaux d’intervention étatique, révélant les fortes différences entre les systèmes sportifs nationaux.
Quatre grands modèles de gouvernance sportive
L’étude qui a pu être réalisée à partir de cette production de Patrick Roult « En 2025 c’est quoi un Comité National Olympique ? c’est quoi un club ? » repose d’abord sur une matrice comparative croisant deux critères : le niveau d’intervention de l’État dans la gouvernance du sport et le degré de dépendance financière publique du système sportif. Quatre grands modèles ressortent de cette lecture :
- le « commandement gouvernemental » incarné notamment par la Chine ou la Russie, où le sport est directement lié au pouvoir politique ;
- le modèle « hybride État-stratège » représenté notamment par la France, l’Italie ou l’Espagne ;
- le modèle de « subsidiarité » des pays nordiques et germaniques ;
- et enfin le modèle « marché » des pays anglo-saxons comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.
L’analyse montre également que plus l’État intervient dans la gouvernance du sport, plus le système devient dépendant du financement public.

Le poids réel des pouvoirs publics au cœur des transformations
La seconde partie de l’analyse propose une lecture « en miroir » du rôle effectif de l’État dans la gouvernance quotidienne du sport, distinguant plusieurs niveaux allant de « l’État opérateur » à « l’État retiré ». Cette lecture met notamment en évidence le rôle central joué par les loteries et paris sportifs dans de nombreux pays européens pour financer le sport tout en préservant une certaine autonomie du mouvement sportif. Plusieurs évolutions récentes sont à signaler : création de nouvelles agences publiques, réformes des mécanismes de financement, recompositions géopolitiques autour du CIO et renouvellement de nombreuses présidences de comités nationaux olympiques. En conclusion, il convient de noter que la question centrale n’est pas seulement « combien l’État finance », mais surtout « comment l’État pèse et qui décide »


