Géopolitique des JO d’hiver : sous la glace des sports de glisse, le feu des confrontations internationales par Cyrille Bret
A l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, l’événement apparaît déjà traversé par de multiples crises. Coûts, climat, géopolitique, gouvernance : sous la neige des pistes, les tensions internationales s’accumulent. Plus que jamais, les JO d’hiver dépassent largement le cadre sportif selon Cyrille Bret
Les XXVᵉ Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 s’inscrivent dans un contexte international tendu, marqué par des controverses politiques, sécuritaires et environnementales. Entre contestations liées au déploiement d’agents américains de l’immigration, exclusions de la Russie et de la Biélorussie, risques cyber et débats sur les « éléphants blancs », l’événement cristallise des enjeux géopolitiques majeurs. La viabilité même des JO d’hiver est questionnée face au réchauffement climatique, à la raréfaction de la neige et aux réticences citoyennes. Compétition coûteuse et socialement sélective, elle reste dominée par les pays riches de l’hémisphère Nord, peinant à représenter le Sud global. Dans ce contexte, les JO d’hiver apparaissent autant comme un outil de soft power pour certaines puissances que comme un modèle en quête de renouvellement, sous peine de devenir obsolète. Un article signé Cyrille Bret Géopoliticien, Sciences Po


