Violences dans les clubs français : près de 60 % des sportifs et 94 % des jeunes athlètes de haut niveau concernés Grégoire Bosselut – Elise Marsollier

Une enquête menée en France en 2024 auprès de 2 250 athlètes par Grégoire Bosselut et Elise Marsollier met en lumière l’ampleur des violences dans les clubs sportifs. Longtemps invisibles et peu déclarées, ces violences prennent des formes diverses – psychologiques, physiques, sexuelles ou liées à la négligence – et concernent une majorité de pratiquants. Les résultats montrent que ces situations sont souvent banalisées dans certains environnements sportifs.


L’étude réalisée par Grégoire Bosselut Maître de Conférences HDR, spécialiste en psychologie sociale appliquée au sport, Université de Montpellier et Elise Marsollier Chercheuse en psychologie du sport (Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport (L-ViS) – Université Claude Bernard Lyon 1), préparatrice mentale, formatrice en préparation mentale / éthique & intégrité (Institut National du Nautisme) , révèle que 59 % des sportifs interrogés déclarent avoir subi au moins une forme de violence dans leur club actuel. Les violences psychologiques sont les plus fréquentes (47 %), suivies par la négligence (25 %), les violences physiques (23 %) et les violences sexuelles (21 %). Ces violences sont rarement isolées et se cumulent fréquemment. Les sports collectifs et de combat apparaissent comme les plus exposés, tandis que les sports de précision et artistiques présentent des taux plus faibles.

94 % des jeunes athlètes de haut niveau ont subi des violences

L’enquête met en évidence un lien clair entre le niveau de pratique et l’exposition aux violences. Les athlètes évoluant à un niveau national ou international déclarent plus fréquemment des violences, notamment psychologiques, sexuelles et liées à la négligence. Près de 94 % des jeunes athlètes de haut niveau ont subi des violences. Par exemple, 73 % des sportifs de haut niveau de moins de 35 ans déclarent avoir subi des violences psychologiques, et 32 % des athlètes de haut niveau rapportent des violences sexuelles depuis leur arrivée dans leur club. Les auteurs soulignent également une sous-déclaration des faits, liée aux difficultés des victimes à témoigner, ce qui laisse penser que l’ampleur réelle du phénomène est encore sous-estimée.

L’article souligne enfin une sous-déclaration importante, liée aux difficultés des victimes à témoigner, et appelle à renforcer la formation des encadrants et la sensibilisation des sportifs.

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Patrick Bayeux

Consultant, Enseignant chercheur, Docteur en sciences de gestion.

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