Sport, santé mentale et élections municipales : le sport un enjeu public majeur en 2026 selon le 15ème baromètre sport santé FFEPGV
Les Français n’ont jamais autant pratiqué le sport, ni autant mesuré ses effets sur la santé physique et mentale selon le 15ème baromètre sport santé FFEPGV
À la veille des élections municipales de 2026, l’activité physique sort du champ du loisir pour entrer pleinement dans celui des politiques publiques locales.
Prévention, bien-être, lien social, aménagement du territoire : le sport coche toutes les cases.
Le 15ᵉ Baromètre Sport-Santé confirme qu’il est devenu un marqueur politique à part entière.
Une pratique sportive durablement installée dans les modes de vie
Le 15ᵉ Baromètre Sport-Santé publié par la Fédération Française d’Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire avec Ipsos BVA confirme une dynamique de fond : près de 72 % des Français pratiquent une activité physique, un niveau historiquement élevé hors période de confinement.
Plus significatif encore, le temps consacré au sport atteint plus de 4 heures hebdomadaires en moyenne, soit presque le double d’il y a dix ans. La pratique est majoritairement individuelle et largement tournée vers l’extérieur, signe d’une adaptation des comportements aux contraintes du quotidien.

Le sport reconnu comme pilier de la santé mentale
La dimension santé du sport n’est plus seulement intuitive : 90 % des Français reconnaissent son impact positif sur le bien-être mental. Chez les pratiquants réguliers, cette conviction est quasi unanime.
À l’inverse, la baisse ou l’arrêt de l’activité physique produit des effets immédiats sur le stress, le sommeil et l’équilibre psychologique, particulièrement chez les moins de 35 ans. Dans un contexte où la santé mentale est prolongée comme Grande Cause nationale en 2026, le sport apparaît comme un levier de prévention largement partagé mais encore sous-exploité.
Le lien social, moteur discret mais central
Au-delà de la santé, le sport est identifié comme un vecteur majeur de lien social. Partage d’une passion, création d’amitiés durables, entraide et sentiment d’appartenance figurent parmi les motivations les plus citées.
Cette fonction sociale est particulièrement marquée chez les jeunes, tandis que les seniors y voient un espace de rencontres intergénérationnelles. À l’échelle locale, le sport joue ainsi un rôle structurant dans la cohésion sociale et la qualité de vie.
Le médecin et les collectivités comme accélérateurs
La parole médicale ressort comme le premier levier d’incitation à la pratique : près de 8 Français sur 10 déclarent qu’ils feraient davantage de sport sur recommandation de leur médecin, y compris pour la santé mentale.
Parallèlement, si la satisfaction vis-à-vis de l’offre sportive locale progresse, les freins restent nombreux : coût, horaires, diversité de l’offre ou accès aux équipements. Autant de leviers directement liés aux choix des collectivités locales.

Le sport, enjeu politique local à part entière
À l’approche des élections municipales de mars 2026, 64 % des Français déclarent que le sport comptera dans leur vote (à noter que le sport arrive en 12ème priorité …. ), dont près d’un sur cinq de manière déterminante.
S’il reste derrière la santé ou la sécurité dans la hiérarchie des priorités, le sport s’impose comme un outil transversal, au croisement des politiques de santé publique, d’aménagement urbain, de mobilités, de cohésion sociale et d’attractivité territoriale.
Points clés
- 72 % des Français pratiquent une activité sportive
- Temps de pratique hebdomadaire presque doublé en 10 ans
- 90 % reconnaissent l’impact positif du sport sur la santé mentale
- 79 % seraient incités à pratiquer davantage sur recommandation médicale
- 68 % rencontrent encore des freins à la pratique dans leur commune
- 64 % feront du sport un enjeu des municipales de 2026


