Deloitte Women’s Football Money League 2026 : croissance record, mais marché encore en structuration
Selon l’analyse de Deloitte Women’s Football Money League, le marché des clubs de foot féminin franchit un cap symbolique au niveau mondial : les 15 clubs féminins les plus riches dépassent pour la première fois 158 M€ de revenus cumulés. La progression est spectaculaire (+35%) et confirme la montée en puissance d’un football féminin plus attractif… mais encore très polarisé.
Dans son édition 2026, Deloitte observe une croissance rapide du football féminin, portée principalement par la monétisation commerciale et la structuration des marques clubs.
Les revenus cumulés des 15 premiers clubs atteignent 158 M€, en hausse de 35%, soit une dynamique identique à celle déjà constatée l’année précédente.
Le classement est dominé par les clubs anglais, confirmant la puissance économique (et marketing) de la Women’s Super League à l’échelle européenne.
Arsenal prend la tête avec 25,6 M€, devant Chelsea (25,4 M€), dans un duel devenu structurant pour l’économie du secteur.

Chelsea affiche une progression spectaculaire (+90%), portée notamment par des revenus commerciaux estimés à 19,1 M€.
Deloitte note cependant un risque : l’écart se creuse entre l’élite et le reste, avec une concentration des revenus sur un petit nombre de locomotives.
Le rapport met aussi en avant la nécessité d’un modèle plus durable (stades, billetterie, expérience fan, régularité d’audience).
En clair : le football féminin accélère fort, mais il entre maintenant dans une phase où la question n’est plus “croître”, mais “se stabiliser et s’équilibrer”.
Chiffres clés (Money League Women 2026)
- 15 clubs analysés – saison 2024/25
- 158 M€ de revenus cumulés (+35%)
- Arsenal #1 : 25,6 M€ (+43%)
- Chelsea #2 : 25,4 M€ (+90%)
- Barcelone #3 : 22,0 M€


