Inclusion sous conditions : quand le validisme s’institutionnalise
Un an et demi après Paris 2024, les discours sur l’inclusion se heurtent à des pratiques qui perpétuent les préjugés. En retirant certaines délégations à la Fédération Française Handisport, l’État interroge la reconnaissance réelle de l’expertise parasportive.
Derrière l’argument de l’inclusion, la FFH dénonce dans une tribune un validisme institutionnel aux effets très concrets
Dans une tribune, la Fédération Française Handisport alerte sur une forme persistante de validisme, à la fois quotidien et institutionnel, qui conduit à présumer l’incompétence des personnes et des structures liées au handicap. Elle s’inquiète du transfert, au 1er janvier 2026, des délégations de la para-escrime et du para-développé couché vers des fédérations « ordinaires », malgré des résultats paralympiques majeurs et une expertise reconnue. Pour la FFH, l’inclusion ne peut se résumer à un changement d’étiquette ou de gouvernance, mais doit garantir l’intérêt premier des pratiquants, la continuité des pratiques et des compétences spécifiques. Chaque parasport étant une discipline à part entière, le simple rapprochement avec une discipline olympique ne saurait suffire. La Fédération réaffirme enfin son engagement pour une inclusion réelle, fondée sur la compétence, la coopération et le respect, rappelant que « handi ne veut pas dire moins compétent ».


