La FFR face au dépôt de bilan, « Il y a une co-responsabilité avec l’État » pointe Florian Grill
Avec 75 millions d’euros de déficit, dont 57 liés à la Coupe du monde, le président de la FFR prévient : sans aide de l’État, il sera obligé de mettre la clé sous la porte selon le figaro.
« Il y a deux volets. Les 18 millions d’euros de déficit d’exploitation – 130 M€ de produits et 148 M€ de charges – que nous sommes en mesure de gérer. On a signé six nouveaux partenaires, ce qui est considérable. On a coupé dans nos dépenses, les internationaux ont consenti des efforts sur leurs primes… On a déjà identifié pas loin de 15 M€ d’optimisation sur les 18. Ce qui est plus compliqué, c’est l’héritage de la Coupe du monde . Le déficit est de 57 millions d’euros : 36 M€ d’exploitation et les 19 M€ de redressement fiscal réclamés le 23 décembre dernier. Je le dis très clairement, cet héritage n’est pas à la portée de la FFR. »
« Il y a une coresponsabilité avec l’État. Dans l’organisation de France 2023, il y avait des contrôleurs d’État«
« Il y a une coresponsabilité avec l’État. Dans l’organisation de France 2023, il y avait des contrôleurs d’État. J’ai souvent levé la main pour dire attention et je n’ai pas été écouté. Si on devait payer demain ces 57 millions d’euros, on serait en dépôt de bilan ! La FFR n’a pas les capacités financières pour assumer cette charge. » Un coup de pouce qu’il estime légitime. « Ce serait un peu gros que tout le monde soit gagnant dans cette Coupe du monde, sauf la FFR. L’État a engrangé 800 millions d’euros de recettes de TVA. Moins les 100 M€ de coût de sécurité, il reste largement gagnant. Il doit nous écouter, car la responsabilité est partagée et on ne peut pas assumer seul ce déficit. »