Violences physiques et psychologiques : la fédération française de Gymnastique fait du rétro pédalage.
Avant le reportage diffusé sur Stade 2 hier soir dans lequel 6 anciennes athlètes dénoncent pour la première fois des maltraitances, des violences, et du harcèlement lorsqu’elles évoluaient en équipe de France, le président de la FF Gym a envoyé un mail à tous les clubs. Le président indique n’avoir pas visionné le document (malgré de nombreuses sollicitations de Thierry Vildary le journaliste d’investigation de France TV) et écrit que le « reportage vise aussi à abimer l’image de notre institution et peut-être même de ses dirigeants » et de rappeler les actions entreprises depuis une dizaine d’années avant de conclure « je ne croie pas que d’autres fédérations aient fait autant sur ce thème ».
Ouverture d’une enquête tolérance zéro
Après la diffusion du reportage Amélie Oudéa Castera a indiqué que celui-ci valait signalement « Ce qu’il faut, c’est qu’on puisse ouvrir une enquête et on va le faire dès demain (lundi) matin avec les équipes du ministère des Sports », . Elle a également affiché sa volonté de recevoir le président de la Fédération française de gymnastique, James Blateau, et son DTN (directeur technique national). Amélie Oudéa-Castéra a également appelé à une « tolérance zéro » et une gestion plus « humaine » de la performance sportive. « Ce n’est pas possible de laisser exercer à de hauts niveaux de responsabilité des entraîneurs qui mélangent l’exigence et la violence, la discipline avec la maltraitance. »
« J’apporte mon soutien entier aux victimes » James Blateau président de la FF Gymnastique
Dans un communiqué publié après l’émission par la GG Gym, et après avoir regardé le reportage, James Blateau a indiqué apporter tout son soutien aux victimes et convoqué une réunion exceptionnelle du bureau exécutif.
Décidément, comme pour les autres affaires, c’est la pression médiatique qui encore une fois va faire bouger les lignes sur ce sujet des violences physiques et psychologiques.