Coupe du monde de football : comment la France aurait monnayé son soutien au Qatar

Un dossier complet de Benoît Collombat, Cellule investigation de Radio France, Pierre-Stéphane Fort de franceinter. De Paris à Doha, en passant par Zürich, la cellule investigation de Radio France et l’équipe de Complément d’enquête de France 2 ont enquêté ensemble sur les coulisses de l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

ça commence par une citation de S Blatter « ar quel miracle le Qatar, qui avait le plus mauvais dossier de tous les candidats, a obtenu la Coupe du monde ? Si vous êtes croyant et qu’on se retrouve lors du jugement dernier, il faudra poser la question au Bon Dieu »

Un enchainement implacable, une démonstration qui met en avant un “deal” global qui aurait été noué entre la France et le Qatar, lors d’un déjeuner à l’Élysée, le 23 novembre 2010. Ce jour-là auraient été évoquées comme contreparties possibles en échange du soutien de la France au Qatar : le rachat du PSG, mais aussi la vente de 24 avions de combat Rafale (finalement vendus au Qatar en 2015).

Sepp Blatter affirme qu’avant le déjeuner de l’Élysée, il existait “un consensus” en faveur d’un ticket Russie / États-Unis pour les Coupes du monde 2018 et 2022…./… La version d’un Michel Platini bien décidé à voter Qatar avant le déjeuner de l’Élysée ne convainc cependant pas la justice, car elle est contredite par deux de ses proches collaborateurs…/… Si Michel Platini dément avoir été influencé par Nicolas Sarkozy pour voter en faveur du Qatar, il laisse néanmoins entendre que certaines “choses” auraient pu se négocier derrière son dos.

C’est le fil que tire actuellement la justice française : d’éventuelles contreparties négociées par Nicolas Sarkozy en échange du soutien de la France à la candidature du Qatar.

  • le premier dossier concerne le rachat du Paris Saint-Germain
  • le Qatar va également renflouer les caisses du football français en faisant monter les enchères sur les droits télévisés du championnat de France de Ligue 1, face à Canal + alors en situation de monopole. Un an plus tard, la chaine BeIn Sports est lancée. Or cette question des droits télés intrigue les enquêteurs.
  • le Rafale s’invite au déjeuner
  • Une fois le Qatar désigné comme organisateur de la Coupe du monde, l’Élysée espère décrocher d’autres contrats pour les entreprises françaises.
  • Sébastien Bazin, l’ancien patron de Colony Capital Europe qui a revendu le PSG au Qatar en 2011. Depuis 2013, il est le PDG du groupe hôtelier Accor. En décembre 2015, Qatar Investment Authority (QIA) devient un actionnaire de poids (plus de 10% des parts de l’entreprise) du groupe français. Quant à Nicolas Sarkozy, il est entré au conseil d’administration du groupe, en février 2017, avec une rémunération de 86 000 euros par an, selon L’Express. Mais tout cela n’a “aucun lien” avec la vente du PSG au Qatar, affirme le groupe Accor.

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