The Shift Project publie son rapport intermédiaire « Décarbonons les stades »

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Le think tank The Shift Project dont le président est Jean-Marc Jancovici vient de mettre en ligne « son rapport intermédiaire estimant l’empreinte carbone des grandes manifestations sportives dans les stades, donc des matchs et des stades. »

Intéressante démarche ouverte qui vise à « initier de nouvelles discussions et pose sur de nombreux sujets davantage de questions qu’il n’en résout ».

Un document de travail soumis à critiques et propositions

Bien qu’il soit déjà le fruit d’un travail collectif, ce rapport intermédiaire est encore un document de travail imparfait, incomplet et évolutif. Dans cette logique, nous vous prions d’envoyer vos remarques, critiques et propositions à l’adresse suivante : sport@theshiftproject.org

Le rapport traite des stades, et plus particulièrement des manifestations sportives nationales de football et de rugby professionnels (Ligue 1 Uber Eats, Ligue 2 BKT, TOP 14, PRO D2) et européennes (pour les clubs engagés dans ces compétitions) ; se déroulant dans les grands stades français de plein air, en tant que réceptacles du spectacle sportif et non uniquement infrastructures « de béton, de verre et d’acier » ; en analysant notamment les données physiques de capacité, d’affluence, et d’usage, en déterminant les flux et en mobilisant la discipline de la comptabilité carbone.

3 types de stade

L’analyse porte sur trois types de stade, déterminés par leur capacité, leur affluence et leur usage : « stade intermédiaire » (capacité d’environ 15 000 places), « grand stade » (35 000 places) et « très grand stade » (50 000 places).

  • Le transport des spectateurs est le poste d’émission de gaz à effet de serre (GES) le plus important lors d’une rencontre, représentant près de 65% des émissions (dont 90% sont dûes à l’usage de la voiture). L’alimentation et les boissons constituent le deuxième poste, soit environ 15% des émissions totales. Enseignement important : ces proportions sont similaires entre les trois types de stades.
  • Sans surprise, en valeur absolue, les émissions de GES par match sont corrélées au nombre de spectateurs dans le stade. En outre, ce sont les matchs, donc leur nombre et leur affluence, qui contribuent pour la plus grande partie aux émissions annuelles d’un stade. D’après nos résultats, les émissions d’un très grand stade s’élèvent à près de 320 tonnes de CO2 équivalent par match (et près de 8000 tCO2e par an, soit les émissions annuelles équivalentes d’environ 800 français), celles d’un grand stade à près de 175 tCO2e/match (environ 3500 tCO2e par an) et celles d’un stade intermédiaire d’environ 65 tCO2e/match (environ 1200 tCO2e par an).

Figure 1 – Composition de l’empreinte carbone d’un match selon la taille du stade
(en pourcentage)
Source : calculs provisoires The Shift Project, 2024

A noter que les stades sont pris dans une relation d’interdépendance avec d’autres acteurs
sectoriels situés en aval et en amont de leur activités

Toutes les ressources sont en ligne !

Le rapport intermédiaire complet sur le Google Doc collaboratif dédié à la relecture qui vous permet de contribuer directement aux travaux
Le rapport intermédiaire complet en pdf (80p)
Les tableurs Excel ayant permis de réaliser les calculs Les supports de présentation PPT projetés lors de cette conférence

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