Le marché français du sport en 2025 : entre essoufflement et réinvention
Le marché français du sport, après une décennie marquée par une croissance significative, montre des signes de ralentissement en 2025. Selon les données disponibles à travers des articles et des études, plusieurs facteurs expliquent cette tendance.
Article rédigé à l’aide d’une IA
En 2024, la croissance du secteur sportif en France n’a atteint que 1,7 %, soit le taux le plus faible depuis dix ans ( Rapport annuel Union Sport & Cycle 2024) Un marché largement portée par la chaussure (+8,5%) et les ventes E-Commerce en général (+8,25%). Cette stagnation contraste avec la progression de 30 % observée depuis la période post-Covid ( Étude Xerfi sur le marché du sport 2023).
L’effet Jeux Olympiques, un levier en demi-teinte
Les espoirs placés dans les Jeux Olympiques de Paris 2024, qui devaient stimuler les ventes d’articles de sport et l’engouement général, ne se sont pas pleinement concrétisés dans les magasins.
Les leaders du marché impactés par la stagnation
Même les poids lourds du secteur ressentent ce coup de frein. Decathlon, un acteur majeur du marché, illustre cette tendance avec un chiffre d’affaires stagnant à 4,7 milliards d’euros en 2024 Communiqué de presse Decathlon 2025. Ce ralentissement s’inscrit dans un contexte plus large de consolidation du marché, où les acteurs du « sport business » doivent adapter leurs stratégies. Certains pointent du doigt une baisse de l’élan post-JO, tandis que d’autres évoquent des pressions économiques, comme l’inflation, qui a pu freiner les dépenses des ménages (Après dix ans de forte croissance, le marché français du sport cale.)
Sport 2000 se transforme en « Céraclès » et joue la carte de l’audace
À noter également, le groupe Sport 2000, troisième acteur du marché derrière Decathlon et Intersport, a annoncé en mars 2025 un changement de nom pour devenir « Céraclès Coopérative – Entrepreneurs Commerçants », accompagné d’un ambitieux plan stratégique. Ce dernier vise à porter son réseau à 1 000 magasins d’ici 2030, contre 700 actuellement, tout en augmentant son chiffre d’affaires de plus de 50 % pour atteindre 1,3 milliard d’euros (Les Échos, mars 2025.) Ce repositionnement illustre une volonté de dynamiser le secteur malgré les vents contraires.
Cependant, le tableau n’est pas uniformément sombre. Avant ce ralentissement, le marché du sport en France affichait une santé robuste : en 2023, il représentait 53 milliards d’euros, soit 2,1 % du PIB national, et la France se classait comme le troisième marché européen du fitness s(Étude Deloitte sur le sport en Europe 2024). La pratique sportive, notamment le fitness, avait bénéficié d’une prise de conscience accrue autour de la santé et du bien-être, avec une augmentation notable des abonnés dans les salles de sport (près de 7 millions en 2024) ( Statista, fitness en France 2024).
Une dynamique contrastée selon les disciplines
En 2025, les perspectives restent incertaines. Si certaines disciplines comme le padel continuent de tirer la croissance ( Fédération Française de Tennis, rapport 2025), d’autres, comme le fitness et l’escalade, ont vu leur dynamique ralentir fin 2024 et début 2025 ( Union Sport & Cycle, note de conjoncture mars 2025). Les professionnels du secteur, réunis par l’Union Sport & Cycle, expriment une vigilance face à cette tendance récente, tout en soulignant des poches de résilience, comme le secteur montagnard, qui a progressé de 6 % sur la saison 2023-2024 source : Observatoire des sports de montagne 2024.
Conclusion : une période de transition stratégique ?
En résumé, le marché français du sport traverse une phase de transition après des années fastes. Les acteurs économiques s’interrogent sur les leviers à activer pour relancer la dynamique, dans un contexte où les attentes des consommateurs évoluent et où les investissements publics post-JO pourraient jouer un rôle clé