JOP #Paris2024 : la FF natation s’appuie sur les travaux de chercheurs dans le cadre du projet NePTUNE.

Un reportage signé 20 minutes à lire et visionné

Initiée en 2018, l’alliance entre la natation et la recherche scientifique a vraiment pris de l’ampleur avec le lancement du projet « NePTUNE », l’un des 12 retenus par l’Agence nationale de la recherche et le CNRS dans le cadre du programme prioritaire de recherche (PPR) « Sport de très haute performance », au tout début de l’année 2020.

L’objectif est de fournir aux entraîneurs et nageurs français des outils afin d’optimiser la performance, grâce à une analyse très fine des mouvements des athlètes et de leur incidence sur la vitesse de nage, dans le but d’être le mieux armé possible lors des JO de Paris 2024 (et après).

Aujourd’hui, l’un des domaines où la recherche est la plus avancée concerne les départs et les virages, les deux moments stratégiques où des médailles se gagnent lors des sprints. Maxime Grousset, quintuple médaillé mondial sur 50m et 100m (nage libre et papillon), est un exemple particulièrement parlant de l’apport de ces recherches.

…/….Les scientifiques ont filmé plusieurs départs de Grousset, grâce aux 20 caméras installées tout spécialement pour ce programme le long du bassin de l’Institut national du sport INSEP (10 à la surface, 10 sous l’eau, tous les 5 mètres). En comparant les données de vitesse, de fréquence et d’amplitude, ils ont pu déterminer, avec le concours de son entraîneur, le timing optimal, mêlant bonne profondeur et bonne vitesse au moment de déclencher. Est venue ensuite la question de la longueur de la coulée.

20 minutes

Pour mémo les 12 lauréats sont

  1. Le projet NEPTUNE (1,56 M€) s’intéresse à la performance des nageurs autour de l’apprentissage et l’optimisation du geste sportif (défi 5) et de l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle (défi 7). Il est porté par Ludovic SEIFERT de l’université de Rouen et associe la fédération de natation et la fédération handisport.
  2. Le projet FULGUR (1,89 M€) s’attache à identifier et prévenir les facteurs de risques (défi 2) pour optimiser les programmes d’entrainement (défi 6). Il est porté par Gaël GUILHEM, chercheur à l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) en partenariat notamment avec le CNRS et le CEA, ainsi que les fédérations d’Athlétisme, de Rugby et des Sports de Glace.
  3. Le projet D-DAY (1,38 M€) est porté par Laurent BOSQUET de l’université de Poitiers et associe le CNRS et l’IRBA ainsi que la fédération de natation. Il vise l’optimisation des programmes et charges d’entrainement (défi 6) et son adaptation aux individus/athlètes dans leur environnement/cadre de vie (défi 1).
  4. Le projet TEAM-SPORT (1,2 M€) est porté par Mickaël CAMPO de l’université de Bourgogne Franche-Comté avec la participation des fédérations de Rugby, Handball, Basket-ball et Volleyball. Il mobilise diverses disciplines (psychophysiologie, neurosciences, apprentissage moteur et modélisation digitale) afin de développer de nouvelles approches sur la cognition et la préparation mentale (défi 3) dans les sports collectifs.
  5. PARAPERF (2,21 M€) est porté par Jean-François TOUSSAINT de l’INSEP et associe la fédération handisport et la fédération de tir. Le projet vise, dans le domaine du sport paralympique (défi 9), à donner les outils pour la détection, l’accompagnement et la personnalisation des parcours et équipements pour amener les athlètes handisport vers la très haute performance.
  6. Du Carbone à l’Or Olympique (1,68 M€) est porté par Marc FERMIGIER de l’ESPCI et associe la fédération de voile. Le projet cherche à proposer aux athlètes de voile olympique les moyens d’optimiser le matériel et son adéquation avec le sportif dans des conditions de courses déterminées (défi 4).
  7. Le projet BEST – TENNIS, porté par l’Université de Rennes 2, a pour objectif d’optimiser la performance du service et du retour de service des joueuses et joueurs de la Fédération Française de Tennis (valides et en fauteuil) sous forme d’une approche systémique, capitalisant des données biomécaniques, cliniques et cognitives qui seront mises à la disposition des entraîneurs et des athlètes à travers des outils dédiés.
  8. HYPOXPERF2024 est porté par l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP). Le projet a donc pour objectif de répondre par l’intermédiaire d’études pluridisciplinaires, notamment psycho-physiologiques, appliquées en situations écologiques et individualisées aux questions de « terrain » des entraîneurs et athlètes de haut niveau concernant l’utilisation de ces méthodes, en association avec les fédérations de Canoë-Kayak, Cyclisme, Judo, Lutte, Natation et Rugby.
  9. PerfAnalytics est porté par INRIA Grenoble Rhône-Alpes. L’objectif du projet est de déterminer comment l’analyse vidéo, outil désormais classique dans l’environnement sportif, peut être utilisée pour quantifier les différents indicateurs de performance et délivrer un retour aux entraîneurs et aux athlètes. Le projet soutenu par les fédérations de boxe, cyclisme, gymnastique, lutte ainsi que montagne et escalade, vise à fournir aux partenaires sportifs une approche scientifique dédiée à l’analyse vidéo, en couplant les résultats techniques existants sur l’estimation des gestes et figures à partir de la vidéo avec des méthodologies scientifiques relevant de la biomécanique pour une objectivation gestuelle avancée (musculaire par exemple).
  10. REVEA est porté par l’Université Rennes 2. Le projet, soutenu par les fédérations d’Athlétisme, Boxe et Gymnastique, veut répondre aux besoins des sportifs et entraineurs en exploitant les propriétés uniques de la réalité virtuelle pour améliorer les performances motrices des athlètes grâce à l’optimisation des processus perceptivo-moteurs et cognitivo-moteurs sous-jacents, tout en permettant de réduire potentiellement les risques de blessures liés aux surcharges d’entraînement.
  11. Les objectifs du projet TrainYourBrain, porté par l’Université de Nantes et soutenu par la Fédération Française d’Escrime, se fondent sur une approche pluridisciplinaire alliant physiologie et psychologie pour caractériser les exigences physiques et mentales spécifiques ainsi que la gestion de la fatigue tout au long de la compétition d’escrime au plus haut niveau de performance et les stratégies de régulation nécessaires pour affronter une décision de l’arbitre et les émotions. Des méthodes innovantes d’entraînement psycho-physiologiques favorisant la performance seront mises en place et évaluées pour développer des stratégies de régulation perceptives, attentionnelles et émotionnelles adaptées.
  12. THPCA2024 est porté par l’École Polytechnique. L’objectif de ce projet est de souligner que pour repousser les limites de la performance sportive, un nouveau domaine scientifique doit être exploré qui mêle l’expertise dans des domaines très différents, de la physiologie à la biomécanique en passant par la physique générale. Le projet, soutenu par la Fédération Française de Cyclisme et la Fédération Française d’Aviron, comporte 3 axes principaux : la génération d’énergie humaine conçue pour maximiser la puissance produite dans les différents types d’efforts, la minimisation des frictions et l’optimisation du couplage homme-machine. Les 2 aspects de production et de dissipation de la puissance sont étudiés en profondeur, y compris par la modélisation théorique de la course et de son optimisation.
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