Grand plan Macron pour les équipements sportifs : le détail, les points forts mais aussi les points faibles !

On en sait un peu plus sur le Plan Macron annoncé en avant première mercredi en fin d’aprés midi. 250 M€ sur 3 ans pour le plan « massif » du Président Macron pour les équipements sportifs de proximité. 5 fois plus que le plan J Sports (1991) Superbe

Indéniablement le point fort de cette annonce c’est le montant 250 M€ dont 50 déjà prévu par l’agence sur la rénovation énergétique. Nous avons compris que ces 200 M€ s’ajoutait aux 135 M€ que l’agence a consacré aux équipements sportifs en 2021 (831 équipements sportifs subventionnés) dans la mesure où le budget de l’ANS est en augmentation en 2022.

Autre point fort le plan selon le dossier de presse comprendra deux volets : national et régional. « Il permettra, dès 2022, aux collectivités territoriales et aux associations sportives (fédérations, ligues, comités et clubs) de proposer des projets de construction d’équipements que l’État financera a minima à 50 %, et jusqu’à 80 % maximum du montant subventionnable. En Outre-mer, l’État pourra soutenir jusqu’à 100 % du coût. » Pour la part territorial, les conférences des financeurs aurait été bien utile ! Nous en savons un peu plus sur le sujet nous y reviendrons trés prochainement….

Enfin ce plan concerne également les acteurs de la filière économique du sport et de la « Sportech » pour déployer de nouveaux types d’équipements facilitant ces coopérations, notamment les salles multisports connectées autonomes (accès via une entrée automatique, activable via une application numérique).

5000 équipements relèvent de l’annonce politique

Le premier point faible c’est 5000 équipements. Quand on fait la division ça fait 50 k€ par équipement en moyenne, ce qui est faible quand on sait qu’un équipement sportif de type complexe c’est 2000 € du m2, 3500 € du m2 pour une piscine 350 € m2 pour des préaux sportif … La aussi y reviendrons trés prochainement dans une fiche détaillée sur le cout des équipements sportifs.

5000 équipements relève de l’annonce politique ou alors il faudrait un effet de levier considérable pour pouvoir réaliser 1000 DOJO et salles d’arts martiaux ou de boxe seront accompagnés, 1000 city stades, 500 terrains de basket 3×3, 500 terrains de tennis paddle, 500 skates parc, 200 bassins mobiles, ou encore 25 salles autonomes connectées pour expérimenter de nouveaux lieux.

L’ANS seule à la manoeuvre encore une fois !

C’est vraiment révélateur de la conception que se fait l’Etat de la gouvernance du sport sur les territoires. A aucun moment dans le dossier de presse ou dans les éléments de langage transmis aux parlementaires, ne sont cités les conférences régionales du sport . ça fait 3 occasions manquées : CPJ, la reprise et maintenant le grand plan équipement sportif. Ca commence à faire beaucoup ! Quand on sait que pour le moment seuls 25 % des crédits prévus pour le pass sport ont été engagé …. Il est urgent de revenir à l’idée initiale de la gouvernance sur les territoire. Si j’étais président d’une conférence régionale du sport

Changement de paradigme : l’Etat assume saupoudrage

Selon le dossier de presse remis pour l’opération « Jusqu’à présent, l’État accompagnait «  prioritairement de grands équipements, en faible quantité, dont les usagers sont parfois éloignés. Ce plan entend privilégier les terrains à proximité immédiate des lieux de vie ou de travail et répondre ainsi aux besoins du quotidien de manière fine et concrète. »
On peut l’entendre pour cette opération équipements de proximité. Mais n’oublions pas que la critique principale faite au CNDS était précisément le saupoudrage….

On demande à voir !

Une inquiétude la capacité des acteurs locaux à porter ces projets et ne pas poser les équipements dans les interstices urbaines dont personnes ne veut juste pour se donner bonne conscience. Pour être une réussite le plan massif du Président Macron pour les équipements sportifs doit créer de l’urbanité sportive

Visiblement le gouvernent en a conscience et de préciser « Aucun équipement ne devra se trouver délaissé ou inoccupé. Concrètement, chaque site devra
obligatoirement faire l’objet d’une convention assurant qu’un nombre minimum d’heures par semaine seront occupées par un club ou un établissement scolaire, et qu’une autre partie soit réservée aux pratiques libres. La gratuité de ces lieux de vie favorisera l’initiation à la pratique. »

Les fédération en maitre d’ouvrage déléguée ? « au travers de conventions dédiées, les fédérations sportives volontaires pourront directement porter les projets retenus par les collectivités et recevront un financement global à cette fin. « 
Trés dubitatif nous pensons que c’est à la collectivité de rester maitre d’ouvrage même si la tentation est forte de contourner les procédures administratives (marché public) pour aller plus vite en laissant les fédérations agir (lesquelles d’ailleurs seront également soumises au code des marchés si les équipements sont majoritairement financés avec de l’argent public)

A lire sur le sujet

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Le dossier de presse

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